Il n'est distinction dans tes mots troubles et tes signaux souples.
Je suis ailleurs, maintenant.
Je plane toute seule, maintenant.
Je ne veux plus de toi
Ton corps est calqué pour toujours
Mais tes yeux sont morts
Ton souffle s'est vu tranché
J'ai ouvert les yeux
Et en voici un autre
Et voici un air familier
Et voici mon coeur qui veut flancher
Et si j'attendais
Et si tu me séduisais
Et si tu t'y attardais
Et si je n'étais plus ce que j'étais.
Si l'attente se définissait d'un doux coup de barre
Si d'une apparition douce tu t'infiltrais dans mes veines
Comme pour me posséder
Comme pour ranimer.
Ce n'est pas que je t'attendais.
C'est plutôt que je me confinais.
J'avais fermé la porte mais il est revenu cogner, avec dans les bras des mots francs et des promesses de bacon heureux. Des mots d'espoirs, des désirs qui ne veulent passer dans l'ère du autrefois.
Il m'a gardé un place entre ses bras de géant, il arrive mal à abandonner l'idée de déjeuner pour souper. Et puis y'a Mario qui attend.
Et moi, depuis, je ne fais que continuer d'errer. Dans mes bras à moi, je traîne une motte de sentiments confus, un motton entremêlé de questions connes.
C'est la superficialité qui m'a guidée, à nouveau. J'ai fui devant l'absence d'artifices, comme si j'avais besoin d'une couche de finesse froide et lisse pour me rassurer dans le regard des autres.
J'ai pris la fuite comme une voleuse, sans rien expliquer. Je ne lui ai pas permis de parler, je ne voulais pas entendre. Mon insécurité me dit que j'ai peut-être eu tord.
Je suis faible et j'ai envie de chaleur.
J'ai dit oui, on déjeunera lundi dans son lit.
Love Letters From Hell by John Maus on Grooveshark
Capter des regards, des yeux qui se posent et puis s'envolent.
Envie de celui qui se posera pour ne plus décoller, de celui qui se posera pour ne plus tanguer.
Plus qu'une distraction, que des draps saccagés et des cheveux emmêlés dans un coup de vent violant.
Éjecté sans le savoir, encore. Il manquait de profondeur à ton enveloppe allongée. Un goût amer et lassant, des mouvements dispersés c'était devenu fatigant.
Plus qu'un corps dont on se tanne, plus qu'une oreille qui se ferme. Que des mots qui meublent, que des silences pesants et des instants juste en attendant.
Une réserve qui glisse au bout du lit, des mains qui parlent, des doigts qui vacillent. Tes cheveux qui flottent sur ta joue, ton corps qui se dessine sous la couette et ton bras autour de mon cou.
Tes yeux complices, ta main qui cherche la mienne.
Quand le temps s'arrête, qu'il ne reste plus que nous et l'instant. Quand les draps s'envolent comme nos corps se fondent.
Quand mon corps s'éveille et qu'il n'y a plus que la solitude pour me souhaiter la bonne journée.
Les paniques ont quitté le navire, mais le vide refuse de rendre l'âme.
J'apprends à composer avec ma nouvelle neutralité. Je ne sais que penser maintenant que je n'ai plus à composer avec le désespoir. J'ai toujours envie d'écrire mais ma vie est anti-poétique.
Ma douce mélancolie me laisse de glace, j'ai envie de sourire, les larmes qui me guettent achèvent de mourir avant même d'avoir rejoint le coin de mon oeil.
Il reste bien quelques bribes de folie, mais c'est si léger.
Je vis des moments d'euphorie. Je me découvre de la volonté. J'ai arrêté de fumer.
J'ai pleuré de peine et non pas d'exister. J'ai envie de prendre l'air. Sur la rue, les gens me sourient et je réalise qu'on me rend le sourire que j'offrais sans m'en rendre compte.
J'ai bu sans sombrer.
Je monte les escaliers à la course. Je ne déteste personne, même plus moi.
C'est comme si j'avais découvert que je pouvais atteindre l'interrupteur après avoir passé des années à maudire la vie dans la pénombre.
Une nouvelle année s'entame, la dernière se soldant par un dernier échec, un dernier fond. Cette année, je fais le pari d'être heureuse, coûte que coûte. C'est probablement au-dessus de mes moyens, mais comme je n'ai jamais tenu compte de mes atouts et de mes avoirs pour quoique ce soit...
Je veux saisir les opportunités, je veux risquer. Je veux me compromettre, je veux me mettre en danger. Je veux être rejetée sans me défaire, je veux affronter l'adversité sans m'écrouler. Je veux être la proue qui casse les vagues et non plus me noyer dans un tourbillon d'insécurité.
Je veux ma vie extraordinaire, je veux mes rêves réalités, je veux ma vie non plus imaginée.
Je prendrai toutes les chances, je vivrai comme si demain était en option. Et je ne m'excuserai pas d'exister, et je ne culpabiliserai pas d'avoir espoir, et je ne me gênerai pas de ressentir en mes tripes un désir de complémentarité. Je me ferai femme, je me ferai douce. Je me tiendrai droite mais souple, je plierai aux excès comme toujours, mais je ne calculerai plus mes chutes.
Je serai transparente,je serai lucide mais candide.
Je réfléchis à tout ça de par mon âme un peu esseulée, depuis mon être par le passé ébranlé.
Je cherche des repères intellectuels dans ces eaux émotives et subjectives, je cherche le ton droit, le ton froid, la juste conclusion.
Je cherche une réponse à mes questions, un coupable à mes maux sociaux.
Voyez-vous, je travaille très fort à m'en sortir. Je mets l'effort là où l'abysse semble sans fin, j'investis dans l'introspection et tout.
Mais il en résulte un creux noir, une abysse douce.
she is what you would call usual
i've know her since i was that many years old
she is what you would define as critical
i've known her since i was skeptikal
the distance is great
this distance is securing
this flame is flake
the flame is endearing
10.22.2011
Ce fût bref et à la fois interminable.
La liberté ne sied qu'à certain; dans mon cas elle se métamorphosa de bénédiction en un démon qui vous ronge de l'intérieur, une certitude à la fois.
Certes, les débuts furent séduisants. Les responsabilités restées sur le pas de la porte, je me transportai ainsi durant une bonne semaine dans une légèreté encore jusque là inconnue, inexploitée. Le monde s'offrait à moi et il était de mon ressort de décider ce que la journée nous imposerait.
Libre de dépenser comme bon me semble, les budgets c'était pour les coincés .
Jusque là, rien de neuf. L'argent m'était insignifiant. Je refusais coûte que coûte de me réduire au rôle de machine qui comptabilisait les plaisirs de la vie vs. le nombre d'heures travaillées. Il me semblait absurde de rester seul à la maison quand on pouvait entraîner les amis dans des virées incroyables desquelles persistaient des anecdotes à jamais gravées dans nos mémoires, à jamais soudées au creux de nos amitiés.
Le prix de l'excentricité était cher payé mais jamais il ne m'avait semblé inutile, gaspillé.
Or, les soucis d'ordre financiers de côté, j'avais le champ libre pour vaquer à mes espérances les plus folles. Sortir de mon corps, repousser mes limites, me redécouvrir, appréhender un retour drastiquement différent.
Si je n'ai rien fait de tout cela pour des raison que je tairai, j'ai à tout le moins réfléchi.
Après avoir songer mettre fin à tout cela, mettre fin à moi, alors que tous les autres prenaient gaiment l'apéro au bord de la Seine, je suis rentrée, en quelque sorte bredouille.
J'avais vu tout ce que j'avais voulu. Je m'étais infiltrée dans cette culture pour laquelle on me méprend si souvent, j'y ai recueilli des bribes de détermination, j'y ai puisé beaucoup d'inspiration.
Si rien de crucial ne m'avait chamboulée, il n'en demeure pas moins que ce temps de répit m'avait permis de recentrer mes désirs et calmer mes implications houleuses et spontanées.
Si peu de nouveau, d'apparence rien à raconter, mais mon âme s'en trouvait bouleversée.
Soudain, je ne savais plus qui j'étais. À nouveau.
Tout le progrès acquis foutait le camp, une plonge à la mer, au revoir je ne te reverrai plus.
La marche est agréablement longue, de telle façon qu'elle repousse le moment fatidique où son coeur ira flancher et sa gêne imploser. Les pas qui la portent sont doucement hésitants mais une couverture bien étanche lui sert de camouflage. La rue Laurier ce jour-là s'éveille de femmes perchées, s'active de rêves dorés et de moyens bien engraissés. Elle croise cet arrêt d'autobus où plus tard elle attendrait sagement l'heure à laquelle elle irait tromper cet ami plein d'appréhension et d'espoir d'abandon. Sa trajectoire l'amène au carrefour des rues Parc et Mont-Royal, là où la montagne attends, là où le bourreau la piégerait à son gré. Un pied devant et puis l'autre, un regard à droite, non il n'est pas là. Scrutées, les parcelles de terre se révèlent décevantes. Son regard devait l'attendre, ses yeux devaient bien l'appréhender, c'est ainsi que tout devait se dérouler sans quoi ses définitions se verraient renversées et piétinées.
C'est sous le lion, au pied de cette statue restaurée, là où les âmes les plus libres du tout Montréal se rassemblent par dimanche d'été pour transpirer de leur percussions de fortune, c'est après une avalanche de pas déconcertés et de hanches au balancement serré qu'elle arrive là où le bourreau se posait avec ses biceps exposés et ses bras d'enfant à l'extrémité desquels se posait une histoire d'ours, elle-même couchée sur une reliure de papier jauni.
Elle l'avait aperçu de loin et s'était dirigée vers lui, feignant de ne pas l'avoir vu, parce que l'apparence est tout ce qui importe et la sienne est indépendante.
Je suis en déni, ce n'est pas toi qui me pousse Ce sont ces autres que je fui, ces autres qui me hantent
La coupure en suspens, multipliée Un brin de passé, mes regrets s'en vont parader Des échecs et des sentiments cavaliers Des envies injustifiées, de traîtres pensées
Imagine que l'eau du bain ne s'arrête JAMAIS de couler.
Il est 5h du matin, les "manettes" ne répondent plus.
a - tu pleures
b- tu réveilles les colocs
c - tu appelles les pompiers
SÉRIEUX! Le flot d'eau sort à puissance 1000, il est 5h du matin, tout le monde dort, y'a pas le feu.
Tu laisses couler?
Tu fais la crevette du désespoir au coeur de ton salon?
Tu prends ton courage à 2 mains et tu réveilles la maisonnée pour ce qui s'avère être un coup de tourne-vis?